Né le 30 juin 1932 à Akométam, petit village situé à 10 km de Mbalmayo, lui même distant de 45 km de Yaoundé la capitale du Cameroun, Mongo Béti alias Alexandre Biyidi Awala fait partie des plus grandes plumes de la littérature africaine. Alternant entre la figure du romancier, celle de l'essayiste engagé, de l'enseignant, du libraire ou même de l'éditeur, Mongo Béti a milité toute sa vie durant pour la libération des peuples noirs et la fin du pacte colonial.

 

En 2006, André Djiffack écrit d'ailleurs à son sujet :
"Et pendant cinquante ans, il s'exprime sans cesse, envers et contre les censures multiformes, et dans un style alerte, percutant. Chez cet écrivain contestataire par excellence, la charge subversive des écrits et le tranchant des prises de position s'allient généreusement au charme de son lyrisme.
Il y a en lui comme un mélange de Socrate par l'élévation de l'esprit, de Voltaire par l'effronterie à l'égard des pouvoirs institués, de Sartre par le militantisme impertinent, et de Césaire par la lutte anticoloniale en vue de l'émancipation du monde noir."

 

Disparu le 7 octobre 2001 de suite de maladie, Mongo Béti laisse un héritage important à la jeunesse africaine. C'est cet héritage qu'Odile Tobner, veuve de l'écrivain, et quelques amis ont tenu à préserver par la création de la SAMBE, Société des Amis de Mongo Béti. Ses fondateurs se sont donnés pour objectifs :

 

Les fondateurs de l'Association se sont donné pour objectifs :

 

  • de contribuer à faire mieux connaître la vie, l’œuvre et la personnalité de Mongo Béti dans son époque et à travers ses contemporains ;
  • de veiller au respect de son héritage culturel, d'encourager la réédition de ses ouvrages épuisés ;
  • de favoriser les recherches des universitaires - notamment des jeunes - en vue de la publication d'articles et d'ouvrages ;
  • de promouvoir ses idées, son combat et même ses méthodes pour l'avènement d'une émancipation réelle des sociétés africaines ;
  • Soutenir l'émergence de nouvelles plumes portées par cette même âme, tout en préservant la mémoire d'autres auteurs ayant partagé le combat de l'auteur.